Contes et Conférences

“ Je parle de présence au monde et de plaisir d’exister.”

Contes

1. Les histoires du plaisir d’exister.

 

Que ce soit dans ses livres ou en spectacle, Jean-Pierre Otte parle de présence au monde et de plaisir d’exister.


Ses passions, il nous les fait partager au travers “d’incroyables histoires vraies”, venues de l’enfance ou inscrites dans le temps présent. Ce sont autant d’aventures amoureuses. Chaque conte est un petit monde d’émotion, d’humeur, d’humour, de drame et de tendresse.


Extraites de ses livres parus chez Robert Laffont, les “histoires du plaisir d’exister” ont été présentées dans le cadre du festival de Radio-France à Montpellier ainsi qu’au Festival du Conte de Paris au Forum des Halles. Elles ont fait l’objet d’une série à la télévision belge, et d’une autre série d’émissions sur France-Culture.

 

Deux possibilités de spectacle :


1. Jean-Pierre Otte et son harmonica.
2. Jean-Pierre Otte accompagné par Sylvain Colin à la contrebasse à l’archet.


Ce spectacle s’adresse à tous les publics, le conteur et le musicien adaptant leur répertoire aux différents auditoires.

 

Durée :1 H 15

 

Conditions Matérielles

Nous demandons
- une scène ou une estrade
- une salle parfaitement occultée
( le noir complet )


2. Les Matins du Monde.

 

Pendant une dizaine d’années, Jean-Pierre Otte s’est attaché à rassembler, traduire, transcrire les légendes de la création du cercle polaire à l’Océanie. Ce sont les trois volumes des “Matins du Monde” aux éditions Seghers-Laffont.


De ces légendes, il tire aujourd’hui un spectacle de contes, accompagné à la contrebasse, à la basse-synthétiseur, au bérimbo et à la sanza par Sylvain COLIN, lequel a composé à partir de certaines musiques ethniques.


Dans le recours à l’imaginaire, ces légendes ne sont pas seulement à chaque fois un univers de merveilleux, de drame, d’émotion ; elles racontent d’autres visions, d’autres savoirs, d’autres versions de la création en même temps que d’autres manières d’être au monde. Elles disent les naissances de l’homme et de la femme, la naissance du désir amoureux dans l’harmonie des commencements.


C’est tout un monde riche, inventif, inconnu où le conteur nous entraîne avec sa passion, son accent, son rythme, sur le déroulement magique des musiques très envoûtantes de Sylvain COLIN.

 

Durée : 1 H 15


Nous demandons
- une scène ou une estrade
- une salle parfaitement occultée
( le noir complet )


Conférences

1. La vie-écriture

 

Par une enchaînée d’anecdotes retraçant son itinéraire d’écrivain, Jean-Pierre Otte, à la manière d’un conteur, éclaire les liens mystérieux et fertiles entre le vivre et l’écrire.
Il raconte sa prime enfance dans une vallée des Ardennes en compagnie d'oiseleurs, de bûcherons et de braconniers qui lui ouvrent « le grand livre des empreintes et des pistes ». Il grandit dans un monde de femmes et s'attache surtout à la figure de son grand-père, l'enchanteur, conteur et chansonnier. Puis, c'est la période liégeoise où ses parents étaient devenus gérants d'une grande maison sur le boulevard de la Sauvenière, où avaient lieu des bals, des tournois de bridge, des représentations théâtrales. Au gré des études, à Liège d'abord, puis dans un pensionnat à Stavelot, et enfin comme auditeur libre, il découvre les Classiques, se passionne pour toutes les littératures et se met à écrire ses premiers textes : des poèmes, des fables, de brefs récits. C'est aussi le temps des premiers émois : le jeune homme est amoureux de l'amour...
Ce que Jean-Pierre Otte montre à travers les événements de l'enfance et de l'adolescence, les faits, les figures, les rencontres dont il décrypte les saveurs et les signes, c'est qu'il y a déjà là en germe tous les thèmes et la diversité d'approche de l'œuvre à venir : l'éthologue des rites amoureux du monde animal, l'ethnologue des mythes de la création, et l'allégresse de vivre du personnage des Histoires du plaisir d'exister et de la Petite tribu de femmes.

 

2. Les Matins du Monde

 

Cette conférence fut donnée pour la première fois en discours d’ouverture du premier colloque organisé en France sur l’Imaginaire des cosmogonies, à l’Université de Chambéry.


Jean-Pierre Otte définit les courants et les grandes inspirations, dans un rapprochement avec les sciences : le big-bang, la relativité, les théories de la biologie de l’origine, sont déjà dans les mythes. Tout se passe comme si l’imaginaire inscrit en nous-mêmes révélait progressivement toutes ses réalités.


Pour expliquer le monde et d’abord l’apprivoiser, les primitifs n’avaient que le seul recours à cet imaginaire. Ils peuplèrent le mystère de leurs cris de plus en plus articulés, et de quelques premiers éléments narratifs qui allèrent en s’étoffant et se reliant, fragment par fragment, jusqu’à composer des sortes de genèses.


Tous ces mythes cosmogoniques flottent entre la théorie de la construction, ou plutôt de la reconstruction du monde, et celle d’une évolution grossièrement conçue. Ils racontent une création qui n’a pas eu de témoins et nous rendent contemporain de l’acte créatif de commencement.

 

2. Petit Décaméron des amours animales.


Les histoires de Jean-Pierre Otte sont toujours pleines de drôlerie, de drame et de tendresse. C'est en nous amusant qu'il nous instruit des rites amoureux du monde animal, à partir d'extraits de ses livres parus aux éditions Julliard: L'amour en forêt, La sexualité d'un plateau de fruits de mer, L'épopée amoureuse du papillon ou Les amours de Sailor le chien.


Il nous entraîne d'abord en forêt pour nous raconter, les amours infidèles du renard, la monogamie tranquille des blaireaux et la passion acrobatique des écureuils. Puis, au bord de la mer où il nous parle de l'oursin, de l'étreinte tentaculaire des seiches et du chevauchement crabier. Enfin, il nous invite dans son petit fief du Lot, où il vit entouré d'une centaine d'animaux, pour nous dire d'autres amours, domestiques celles-ci, notamment la passion incongrue de ses dindons royaux Magritte et Georgette.


Par instants, l'écrivain se double d'un éthologue. Les histoires alternent avec des moments de réflexion sur la relation animalité-humanité. Cette animalité que nous continuons de porter en nous et qui semble se poursuivre à travers nous – ce qui semble particulièrement vrai dans le registre des rituels amoureux. Jacques Lacarrière comparait Jean-Pierre Otte à Ernst Jünger et voyait en lui, par excellence, « le jardinier de l'amour ».